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Conférence 2017: Appel de propositions

Conférence 2017

Le prochain 150 : S’interroger sur le rôle du travail social dans le contexte de la création d’une « nation »

L’appel de propositions est fermé

À une époque où le contexte sociopolitique plus général est entaché par les contrecoups d’un courant anti- migrant/réfugié qui souhaite redéfinir les frontières de la « nation », s’interroger sur notre rôle et se mobiliser face aux diverses formes et compréhensions de la décolonisation n’est plus une option mais une responsabilité et un engagement qui s’imposent. Mieux faire connaître le rôle d’Egerton Ryerson quant à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et des pratiques relatives aux pensionnats Autochtones du Canada est l’une de ces responsabilités. Située au carrefour de l’histoire de la marginalisation et de luttes de résistance, l’École de travail social de l’Université Ryerson se situe dans un monde de possibilités afin de repenser à quoi une « nation » différente pourrait ressembler et devenir, et comment en tant que travailleurs sociaux pourrions-nous faire partie de cette vision.

Située dans un secteur de Toronto où la lutte contre le racisme, la lutte contre le racisme envers les Noirs et les tenants de la suprématie blanche, l’activisme autochtone, la lutte des personnes queer et transgenres, Mad Pride et les organismes de lutte contre la pauvreté contribuent depuis longtemps à façonner le tissu urbain, l’École se situe au cœur d’une communauté unique qui illustre et incarne ces nouvelles façons d’être. La théorie, la pratique du travail social et l’éducation forment un tout génératif d’action permettant de soutenir un agenda critique et progressiste en matière de travail social. Nous avons comme sources d’inspiration différents mouvements sociaux et actions communautaires tels Black Lives Matter, Idle No More, la Commission de vérité et réconciliation, Queer Pride, le Mad Movement, les droits des personnes vivant avec un handicap et la justice, et la demande d’une enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. À Ryerson, ces mouvements axés sur des changements sociaux radicaux, des pratiques progressives en travail social et une éducation en transformation nous inspirent et guident notre compréhension de nos rôles en tant que travailleurs sociaux.

À la lumière de ce qui précède, nous vous invitons à nous joindre afin de repenser la « nation » et comment cette vision pourrait se refléter dans les multiples dimensions du travail social : dans nos manières de savoir et notre conception du savoir; dans notre façon d’enseigner et d’apprendre; dans notre façon de nous investir de manière créatrice dans notre travail; dans notre façon de transformer notre compréhension de la formation pratique; dans notre façons de rendre nos pratiques Queer; et, de façon plus générale, dans notre façon d’établir des liens avec les forces et les luttes mondiales.

En mettant l’accent sur les thèmes suivants, nous invitons les étudiants, les enseignants, les intervenants et les membres de la communauté à soumettre une proposition, sous forme d’exposé, d’affiches, de tables rondes ou d’œuvres artistiques/innovatrices (p. ex., une installation artistique, une exposition, une performance, etc.).

Les thèmes de la conférence

Changement social inspiré de l’art : le travail social prend la relève.

  1. Traiter de la question de l’image dans un monde déjà saturé par l’image. Comment faire le lien entre la littératie et les médias, et avec la création et la construction d’images ?
  2. L’art en tant qu’agent de mobilisation plutôt qu’une technique d’apprentissage des moyens d’action.
  3. Éviter les approches littérales au changement social par l’entremise de l’art.
  4. Construction du soi : la littérature sur le travail social est remplie de références au « soi » et le soi est souvent perçu comme étant un produit de la société. Dans le même ordre d’idées, les artistes explorent souvent sur les enjeux associés à l’identité qui, dans certains cas, fait référence à leur soi personnel antérieur.

Décolonisation des épistémologies en travail social.

  1. Prendre du recul par rapport aux courants mondiaux occidentaux modernistes en travail social dans la pratique, la recherche et la théorie.
  2. Comment résister aux pratiques du travail social « épistémicides » du savoir des « autres » ?
  3. Comment les travailleurs sociaux peuvent-ils se livrer à la « désobéissance épistémique », au niveau de la pratique, de la théorie et de la recherche ?
  4. Que signifie décoloniser le travail social, selon différents points de vue mondiaux (c.-à-d., les peuples autochtones, les populations du Sud, la diaspora) ?

Beaucoup plus que des heures : Stages de formation pratique en travail social en tant que milieux de transformations.

  1. Donner suite à la CVR – De quelle façon les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation ont-elles été reprises par le personnel/les professeurs impliqués dans la formation pratique les étudiants et les partenaires des milieux de stage par le biais des stages de formation pratiques ?
  2. Transformer et politiser notre programme de formation pratique comment le personnel/les professeurs impliqués dans la formation pratique, les étudiants et les partenaires de la collectivité encouragent-ils la transformation sociale par le biais de l’expérience vécue durant les stages de formation pratique ? De quelle manière le volet justice sociale/ militantisme en travail social sont-ils enseignés dans le programme de la formation pratique ? Comment repenser les stages de formation pratique afin de s’éloigner du modèle d’intervenants qui renforcent et maintiennent le statu quo ?
  3. Qui a la responsabilité de faire ce travail exactement ? Les rôles des écoles de travail social, des professeurs, des professeurs impliqués dans formation pratique et des superviseurs de stage quant à la formation d’étudiants compétents, rigoureux et professionnels, aptes à exercer la profession du travail social.
  4. Le risque dans la gestion du risque – Dans un monde de plus en plus judiciarisé et à l’affût des risques, le coordonnateur/directeur/personnel responsable de la formation pratique a des responsabilités accrues quant à la gestion des dispositions législatives, légales et des exigences d’assurances durant les stages de formation pratiques. Quels sont les risques et les coûts réels liés à ce type de fonctions?

Faire les liens entre transnationalisme, glocalisation (un regard critique qui examine les liens entre les processus globaux et locaux), colonialisme et impérialisme.

  1. Examen de la façon dont le travail social en Occident peut être complice et /ou réfractaire d’une culture montante de xénoracisme et de racisme antimusulman.
  2. Examen d’approches modernes de gouvernance selon lesquelles certaines populations sont perçues comme étant un problème à gérer par le biais de mesures de sécurité et de discipline. Comment faire pour défendre leurs intérêts et pour identifier les pratiques déjà mises en place dans le cadre de conditions de travail précaires dans les secteurs de la santé et des services sociaux.
  3. Des notions préoccupantes de « connectivité » où apparemment on a réussi à surmonter à la fois la distance et l’espace, et à mettre en place des technologies qui relient entre eux uniquement des groupes privilégiés de personnes, dans une direction donnée. Explorer des pratiques « vertes » en travail social.
  4. S’interroger sur la façon dont le travail social récupère le discours sur les droits de la personne comme outil lui permettant de gérer des populations jugées problématiques par l’Occident, p. ex., lorsque les femmes sont présentées comme des « victimes de leur culture ».

Transformation de la salle de classe : Soutenir le changement critique.

  1. S’informer auprès des éducateurs concernant vos méthodes d’enseignement, votre conception des travaux, la préparation des cours, le changement du programme éducatif qui contribue au changement social, et remettre en question l’importance accordée aux exposés de faits entourant la création d’une « nation ». Sont également bienvenus vos interrogations critiques face à votre rôle et votre présence en classe, en tant qu’enseignant.
  2. Demander aux étudiants de se prononcer sur la façon dont vous vivez l’expérience des pédagogies de transformation en classe, et comment elles façonnent votre apprentissage, y compris, mais non limité à, aborder les enjeux de l’accessibilité, la conception universelle de l’apprentissage, l’inclusion, la création d’un milieu (plus) sûr et ainsi de suite.
  3. Inviter les membres et les intervenants de la communauté à participer à des échanges sur quelles pratiques éducatives en travail social, qui selon vous, appuient vos efforts axés sur la transformation et la résistance sociale ; et comment les liens avec les mouvements sociaux et les actions communautaires peuvent contribuer à l’apprentissage.
  4. Rappeler et donner suite aux recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, en tant qu’étudiant, enseignant, intervenant ou membre de la communauté pour influencer/avoir un impact /façonner la formation en travail social.

QUEER : Repenser la « nation »

  1. Explorer comment rendre la connaissance du travail social Queer.
  2. Rendre Queer les salles de classe en travail social : Visibilité, voix, espace.
  3. Que se passe-t-il à la rencontre des désirs d’une nation plus Queer ?
  4. Faire place au Queer à l’intérieur des mouvements de souveraineté autochtones ; à la lutte contre le racisme envers les Noirs ; aux droits et à la justice envers les personnes vivant avec un handicap, et aux mouvements en faveur des migrants et des réfugiés.

Exigences des soumissions

Le Comité de planification de CASWE-ACFTS 2017 effectue cet appel de propositions qui doivent être conformes aux lignes directrices suivantes : 

Les propositions doivent nous parvenir au plus tard le 6 janvier, 2017 et elles doivent fournir les renseignements suivants :

  • Conférenciers : nom au complet, titre, organisation ou affiliation, adresse postale, numéro de téléphone, adresse courriel. Veuillez-vous assurer que tous les noms sont correctement écrits. Au besoin, veuillez préciser qui est le conférencier principal / animateur de débat, artiste.
  • Pour les exposés et les affiches : titre et résumé (250 mots au maximum, mis à part le titre).
  • Pour les panel/tables rondes/groupes de réflexion/ Œuvres artistiques : titre et résumé (500 mots au maximum, mis à part le titre).

Appel pour Œuvres artistiques

Toutes soumissions artistiques devraient etre accompagnées par une prposition au maximum de 500 mots. Les propositions doivent fournir suffisamment de détails pour que les évaluateurs puissent comprendre le projet, incluant la mise au point conceptuelle et sa relation aux thèmes de la conférence.

L’art visuel doit inclure un .jpeg joint à la proposition. Les performances artistiques et vidéo sont limitées à un maximum de 5 minutes. L’art vidéo devrait avoir un lien à la vidéo correspondant à la proposition. Les propositions devraient spécifier les besoins d’espace et le comité essayera d’arranger selon les besoins. Les artistes sont responsables pour l’expédition, de manutention et assurances des œuvres d’art à la conférence. Les œuvres d’art seront révisés par le comité de planification de la conférence.

Exigences concernant les conférenciers

Les personnes qui soumettent une proposition acceptent de se conformer aux lignes directrices et aux décisions du Comité de planification de la conférence 2017 et des évaluateurs des propositions. Tous les conférenciers doivent être prêts à faire leur exposé en tout temps durant la conférence. Nous regrettons de ne pouvoir aménager l’horaire en fonction de demandes particulières.

Équipement audio/visuel

Un projecteur d’image-écran, un écran de projection, un accès Internet et un système de son sont fournis pour chaque atelier. Chaque salle est équipée d’un ordinateur, mais vous pouvez apporter votre propre matériel et câbles qui pourront être branchés au podium. Si vous souhaitez louer de l’équipement supplémentaire, veuillez communiquer avec le coordonnateur de la conférence pour prendre les dispositions nécessaires. Le cas échéant, les participants doivent assumer les frais de location.

Publication des résumés

Tous les résumés acceptés de même que tous les renseignements sur les conférenciers/auteurs seront publiés dans le programme de la conférence.

Accusé de réception des propositions

Les participants ayant fait parvenir un résumé par courriel, et dont les propositions ont été retenues, recevront un accusé de réception automatisé confirmant que les documents ont été reçus.

Examen des propositions

Les propositions sont évaluées en fonction des critères suivants :

  • Pertinence du sujet relié aux thèmes de la conférence
  • Clarté du texte
  • Clarté des méthodes de recherche et/ou de l’approche conceptuelle
  • Élaboration claire du cadre théorique
  • Contribution à la pratique critique du travail social, à l’enseignement, à la recherche, aux politiques et à la théorie

Avis concernant les propositions

Un courriel précisant où en est l’examen des propositions sera envoyé à tous les conférenciers principaux le 1e mars, 2017. Advenant que la proposition soit acceptée, aucun changement ne pourra être apporté par la suite.

Options de présentation

Œuvres artistiques

On entend par expression artistique une installation, une performance ou une exposition artistique. Les propositions doivent fournir des informations concernant l’espace nécessaire, et les membres du Comité tenteront de répondre aux besoins exprimés. En raison de leur nature créatrice, les traitements artistiques auront droit à plus de latitude en ce qui a trait au temps alloué ainsi qu’au format utilisé. La proposition doit donner suffisamment de détails pour que les évaluateurs soient en mesure de bien comprendre le projet, y compris l’approche conceptuelle et le lien avec les thèmes de la conférence.

Panel

Discussion formelle de 90 minutes entre quatre spécialistes ou plus afin d’examiner les enjeux et les idées nouvelles auxquels fait face la profession. Le conférencier principal du groupe a la responsabilité d’organiser et de coordonner la présentation des exposés, de soumettre la proposition, et de présenter le sujet et les membres du groupe. La discussion doit se dérouler de manière interactive, dans le cadre d’une période de questions et réponses, notamment, ou de tout autre moyen.

Exposés

Les exposés sont regroupés par thème, avec trois (3) exposés par atelier. Chaque conférencier dispose de 20 minutes, de la période de 60 minutes, pour faire son exposé, tout en prévoyant une période de discussion. Dans le cas où il y a plusieurs conférenciers pour un seul exposé, il incombe au conférencier principal de coordonner la présentation, y compris tenir compte du temps alloué à chacun.

Affiches

Les affiches sont conçues pour mettre l’accent sur les expériences pratiques, les théories ou les rapports de recherche. Elles peuvent être consultées en tout temps durant la conférence, et les créateurs d’affiches seront présents durant des périodes de 30 minutes déterminées au préalable pour échanger avec les participants intéressés. S’il y a suffisamment de propositions d’affiches acceptées, nous les diviserons en deux groupes distincts durant la conférence.

Tables rondes

Les tables rondes durent 60 minutes. De brefs exposés oraux sont suivis d’une discussion de groupe autour d’une table. En règle générale, chaque exposé dure entre 10 et 15 minutes suivi d’une période de discussion et de rétroaction. Chaque conférencier est responsable de sa table ronde et, en général, il y a suffisamment de temps pour discuter et poser des questions. La proposition doit faire état du contenu de la table ronde et de la façon dont elle contribue à l’ensemble des connaissances relatives au travail social. Les conférenciers doivent préparer des questions ciblées afin de tirer profit du savoir des autres et de partager les connaissances. Les tables rondes sont un moyen idéal de faire du réseautage et d’approfondir un sujet ou une question.

Groupes de réflexion

Atelier de 90 minutes axé sur un seul enjeu ou sujet. Le responsable du groupe doit organiser l’atelier en présentant la question/enjeu dans son contexte approprié. De petits groupes se regroupent pour faire le point sur les éléments qui ont été identifiés et/ou convenir des prochaines étapes en vue d’un processus axé sur l’action. La proposition doit donc présenter brièvement l’enjeu ou la question, le contexte et le rôle de chaque petit groupe individuel (p. ex., examineront-ils l’ensemble de la question/enjeu ou un volet spécifique? Examineront-ils la question/enjeu d’un point de vue en particulier ? S’il s’agit d’un petit groupe de réflexion, il n’est pas nécessaire de le subdiviser en plus petits groupes.