Notre engagement vers le changement

Comme réponse aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada le Conseil d’administration (CA) de l’Association a approuvé la << Déclaration de complicité et d’engagement pour le changement >> ci-après, afin de garantir que l’éducation en travail social au Canada contribue à transformer la réalité colonial du Canada. Lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association tenue le 31 mai 2017, les membres de l’Association se sont levé pour acclamer l’adoption de la déclaration.

Le CA a également créé le Groupe de travail sur l’engagement au changement pour aider les divers groupes constitutifs de l’Association à reconsidérer leurs façons de penser et à faire des recommandations concernant les façons de travailler avec la déclaration afin de commencer le processus de réconciliation.

Groupe de travail sur l’engagement au changement

Le Groupe de travail sur l’engagement envers le changement conseille et aide l’Association à cerner et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation (CVR) et la déclaration de complicité et d’engagement envers le changement de CASWE-ACFTS. Le groupe de travail fournit également les ressources nécessaires pour aider CASWE-ACFTS, ses groupes constitutifs et ses membres à travailler à la réconciliation en reconnaissant la situation, en s’informant sur le sujet et en transformant notre réalité coloniale. Pour plus d’informations sur le groupe de travail Engagement pour le changement, veuillez contacter Monica Batac.

GROUPE DE TRAVAIL SUR L’ENGAGEMENT ENVERS LE CHANGEMENT – Termes de référence

member

Elizabeth Carlson
School of Social Work, Laurentian University

member

Sébastien Savard
École de service social, Université d’Ottawa

member

Andrea Thibodeau
School of Social Work, University of Victoria

member

Cassandra Gouschuk
School of Social Work
University of British Columbia

member

Mathilde Thériault
École de travail social
Université de Moncton

member

Dianne Balraj
School of Social Work

member

Chris Hiller
School of Social Work
University of Waterloo

Déclaration de complicité et d’engagement envers le changement

Cet appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2015) représente le plus récent compte rendu de la réalité coloniale enchâssée dans le territoire traditionnel qui porte aujourd’hui le nom de Canada. Les mécanismes qui ont donné lieu à cette réalité coloniale et qui continuent à la soutenir sont lourds de conséquences, englobants et complexes. Les pensées et les actions coloniales sont évidentes dans le cœur et l’esprit des gens, dans nos relations, et dans nos structures et institutions sociales. Cette réalité appauvrit le caractère de notre pays et de nous tous qui vivent à l’intérieur de ses frontières.

CASWE-ACFTS est responsable de l’étude et de l’agrément des programmes universitaires de formation en travail social au Canada depuis 1973. Les diplômés de ces programmes agréés deviennent des travailleurs sociaux professionnels. CASWE-ACFTS est donc une des responsables de la portée et de la nature de la pratique du travail social d’hier, d’aujourd’hui et de demain au Canada. Malheureusement, la formation du travail social, la recherche et la pratique du travail social ont été et demeurent une des institutions sociétales complices de notre réalité coloniale.

Une telle complicité va à l’encontre des valeurs et de l’éthique du travail social, et peut avoir des conséquences néfastes sur les interventions en travail social et aboutir à des politiques et des pratiques nuisibles. Il incombe à tous les Canadiens et Canadiennes de transformer notre réalité coloniale. Les membres du conseil d’administration de Canadian Association for Social Work Education-Association canadienne pour la formation en travail social effectueront les tout premiers pas dans la reconnaissance de cette responsabilité commune en :

  1. 1. reconnaissant que les exposés des faits, les politiques et les pratiques coloniales ont été et demeurent enchâssées dans la formation, la recherche et la pratique du travail social.

    2. exprimant son plus profond regret pour les torts causés aux peuples et aux communautés autochtones2 en conséquence de ces exposés de faits, politiques et pratiques.

    3. s’engageant à agir de manière à atténuer et à mettre fin à ces torts, dans ses sphères d’influence, ouvrant ainsi la porte à l’offre d’excuses authentiques.

    4. acceptant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en tant que cadre de direction des efforts de réconciliation.

    5. réaffirmer l’importance de notre relation de collaboration avec le Cercle Thunderbird et en développent des activités en rendant hommage à la force, à la résilience et à la contribution de tous les formateurs et des étudiants autochtones en travail social

    6. veillant à ce que la reconnaissance du territoire traditionnel soit publiée sur le site Web de CASWE-ACFTS.

    7. encourageant les institutions membres à publier une reconnaissance de territoire traditionnel sur le site Web de leur établissement et à fournir un lien au Guide de reconnaissance du territoire traditionnel de l’ACPPU sur le site Web de CASWE-ACFTS afin d’aider les établissements d’enseignement dans cette tâche.

    8. encourageant et appuyant les écoles canadiennes de formation en travail social à réviser leur énoncé de mission, leurs processus de gouvernance, leurs programmes et leurs méthodes pédagogiques de manière à contribuer à l’avancement des recommandations de la CVR et à l’autochtonisation globale de la formation en travail social.

    9. publiant sur le site de l’Association une liste des ressources pour aider les établissements d’enseignement dans les efforts ci-dessus.

    10. passant régulièrement en revue la vision, la mission, les principes et les activités de notre Association afin de garantir que nous faisons avancer la réconciliation.

    11. veillant à faire avancer l’article 14 (1) de la DNUDPA au moyen de mémoires d’entente avec les établissements et les programmes autochtones concernés.

    12. garantissant la révision planifiée de nos politiques de formation et normes (EPAS2019)

    • intégrant toutes les connaissances actuelles sur la décolonialisation et l’autochtonisation de la formation en travail social, entre autres les appels à l’action de la CVR, surtout ceux qui concernent le bien-être, l’éducation et la santé des enfants.
    • reconnaissant la nature distincte du travail social autochtone et en évitant de placer ce travail social dans le contexte de la théorie et de la pratique multiculturelle ou interculturelle.

    * L’expression autochtone utilisée dans cette déclaration comprend les expressions typiquement canadiennes Autochtones, Premières Nations, Indien, Métis et Inuit, ainsi que le contexte plus mondial de l’épistémologie, la manière de penser, le système de connaissances et les expériences vécues des Premiers Peuples. L’expression autochtone est utilisée localement et à l’échelle internationale, et met en évidence la réalité voulant que les conséquences de la colonialisation ont des répercussions mondiales et locales. (Association canadienne des doyens et doyennes d’éducation, 2010, p. 1).

    Approuvée par le Conseil d’administration le 27 mai 2017.

    Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

    Carole Carpot
    Directrice générale, CASWE-ACFTS
    ed-dg@caswe-acfts.ca

NIAB ENG

CASWE-ACFTS ET LE CONSEIL NATIONAL D’AGRÉMENT AUTOCHTONE SIGNENT UNE ENTENTE QUI HONORE LA RECONNAISSANCE RÉCIPROQUE DES DIPLÔMES AGRÉÉS

En octobre 2019 des représentants de CASWE-ACFTS et du Conseil national d’agrément autochtone ont signé un accord qui considère les diplômes en travail social accrédités de chaque groupe comme substantiellement équivalents. Cet accord souligne les points forts des programmes de travail social agréés des deux parties.

« Grâce à cette entente, nous reconnaissons notre responsabilité partagée d’élargir le monde de la formation pour inclure l’utilisation des connaissances autochtones dans l’avancement des interventions relationnelles qui contribuent à des communautés en santé et à des relations harmonieuses, explique Betty Bastien, présidente du Conseil national d’agrément autochtone. Au fur et à mesure que nous avancerons dans ce voyage de collaboration, qui sera marqué par des avantages mutuels, nous contribuerons à la revalorisation des langues, des lois naturelles et des savoir-vivre autochtones. »

« Cela fait partie de CASWE-ACFTS de s’engager dans le processus de réconciliation et d’honorer les programmes de formation en travail social qui sont mis sur pied par les peuples autochtones, agréés par des organismes autochtones et offerts par des institutions autochtones, » souligne Stéphane Grenier, président de CASWE-ACFTS. « Cela est particulièrement important parce que les deux organismes sont déterminés à poursuivre le dialogue et à s’engager dans des relations de collaboration, y compris l’échange mutuel de connaissances. »

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